Edito du lundi: Le PDS tel un sphinx

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Dakarmidi – Le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) est comme cet oiseau extraordinaire qu’est le sphinx. Il renait toujours de ses cendres. Normal, puisque cette formation politique pétrie dans les valeurs profondes du libéralisme social a survécue tout au long de son histoire à toutes formes de complot, mais aussi d’oppression et d’agression. C’est pourquoi, après 26 ans d’opposition et 12 ans d’exercice du pouvoir, sa carapace ne peut être que solide.

Ce parti qui sait se défendre en toute circonstance, n’est pas né de la dernière pluie. Le PDS dispose encore suffisamment de calories pour faire face à ses adversaires malgré le départ de plusieurs de ses responsables après la perte du pouvoir.

Ce qui fascine au sein de cette formation politique, c’est sa capacité d’adaptation à toute situation nouvelle. C’est la raison pour laquelle, ce grand parti libéral africain, n’a pas peur de la traversée du désert, puisqu’il est né dans l’opposition.

Parti de masse, le PDS est aussi un appareil politique redoutable et redoutée dans l’échiquier politique national. Il n’est pas un ballon de baudruche, encore moins un colosse aux pieds d’argile. Le PDS, c’est le PDS, tout simplement avec son style, toujours débout, fier et déterminé à reconquérir démocratiquement le pouvoir, si l’actuel occupant du Palais de la République accepte les règles du jeu démocratique.

C’est pourquoi, il fait peur à ses adversaires qui ont commencé à user de tous les subterfuges pour le démanteler.

En 43 ans d’existence, le Parti Démocratique Sénégalais (PDS), a fini d’étendre ses tentacules partout au Sénégal. Un tel appareil politique ne peut pas tomber en désuétude ou mourir de sa belle mort malgré les saignés qu’il a connu.

Ceux qui l’ont trahi en transhumant vers les prairies marrons sont tombés d’eux-mêmes du haut de leur piédestal. Aujourdhui, beaucoup d’entre eux rasent les murs après avoir rallié le camp présidentiel. Leur comportement qui constitue une atteinte grave aux vertus cardinales du peuple sénégalais souverain est répugnant et indécent.

Le PDS qui a grand dos a vu pire tout au long de son histoire jalonnée de toutes formes de trahison mais aussi de gloire. Ce parti de combat a résisté au complot des rénovateurs, à la nuit du long couteux des années de braise et à la théorie du coup d’Etat rampant, vite éventré. A chacune de ses épreuves, le PDS est sortie indemne et ragaillardi. C’est pourquoi, il a toujours fière allure, malgré toutes ses péripéties voulues et entretenues savamment par des responsables prétentieux qui ont voulu être khalif à la place du Khalif, mais qui étaient en réalité que des chevaux de trois à l’intérieur de la citadelle libérale. Quelque soit la durée de la nuit, le jour fini toujours par apparaitre. Car le mensonge est éphémère. Seule la vérité est éternelle.

En ordre de bataille, le PDS inscrit désormais son action dans une dynamique de contre offensive tous azimuts sachant que le Président Macky Sall n’est plus majoritaire dans le pays en terme de suffrages depuis les législatives 2017. Ce spectre du second tour qui se dessine pour le Président en 2019 empêche, selon certains indiscrétions, les tenants du régime de dormir du sommeil du juste. C’est pourquoi, Macky et sa coalition hétéroclite qui peinent à résoudre la lancinante question de la demande sociale, ont opté pour la stratégie de la diversion et du dilatoire comme mode de gouvernement. Cette escroquerie politique à peine voilée n’a pas encore livré tous ses secrets.
Mais le PDS qui a pratiqué les dignitaires de l’actuel pouvoir, pris individuellement ou collectivement sait que le régime du Président Macky Sall qui ressemble fort bien à un château de sable ne pourra pas résister à la déferlante de l’opposition qui a su tirer très tôt les leçons de sa désunion à la veille des dernières législatives. Macky le sait très bien, c’est pourquoi, il est devenu subitement un adepte de la politique de l’autruche. Une politique suicidaire qui va le mener, hélas, tout droit vers le précipice. Ses alliés qui le soutiennent que pour des prébendes, n’attendent que ce moment, pour le lâcher sans aucune autre forme de procès. C’est ça la réal politik sous nos tropiques. Et la nouvelle opposition incarnée par le PDS et ses alliés du Manko originel en seront inéluctablement les grands bénéficiaires.

Comme Icare dans la mythologie grecque, l’Apr et ses alliés politiques qui sont incapables d’exister par eux-mêmes, vont se brûler les ailes à forces de vouloir voler pour atteindre le soleil. Et comme le sphinx, le PDS qui est la locomotive de cette nouvelle opposition autour du Pape du Sopi, renaitra de ses cendres, porteur d’une nouvelle espérance, pour un Sénégal résolument tourné vers le progrès.

La Rédaction

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